Plus de 155 000 cambriolages sont signalés en Italie chaque année. Le chiffre réel est presque le double, car de nombreuses victimes ne déposent pas plainte. Connaître les données réelles est le point de départ pour se protéger efficacement.
L’ampleur du phénomène
Combien de cambriolages se produisent en Italie
Selon les données du Ministère de l’Intérieur italien publiées dans le Rapport Intersectoriel 2025 du Service d’Analyse Criminelle, 155 590 cambriolages ont été signalés en Italie en 2024, soit une hausse de 5,4 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance se poursuit sans interruption depuis quatre ans, après la baisse enregistrée en 2020 pendant le confinement, lorsque les logements étaient constamment occupés par leurs propriétaires.
Les données officielles ne représentent qu’une partie du phénomène. On estime qu’environ 30 % des victimes ne déposent pas plainte, portant le nombre réel de cambriolages à une fourchette comprise entre 220 000 et 240 000 par an. Soit un cambriolage toutes les deux minutes, jour et nuit, tout au long de l’année.
Où les cambriolages sont les plus fréquents
Les villes les plus touchées en 2024 ont été Rome avec 8 699 cambriolages, Milan avec 3 152, Turin avec 2 024 et Florence avec 1 803. La Lombardie enregistre le plus grand nombre absolu de cambriolages, mais rapportés à la population, des zones à risque élevé apparaissent également dans de nombreuses provinces du centre et du sud de l’Italie.
Un signal positif vient des données du premier semestre 2025, qui affichent une baisse de 8,6 % par rapport à la même période en 2024 — une tendance qui devra être confirmée dans les prochains mois.
Comment les cambrioleurs entrent
La porte d’entrée est le principal point d’accès
Selon l’enquête ISTAT 2022-2023, dans 28,6 % des cambriolages le voleur entre en forçant la porte — en hausse de 9,5 points par rapport à 2015-2016. Dans 30,7 % des cas, il entre par une fenêtre, un balcon, un garage ou une porte laissée ouverte.
En été, la proportion d’entrées par des fenêtres et des portes-fenêtres monte à 52,8 %, selon le Rapport Censis-Verisure 2024. Les portes secondaires comme les garages et les caves représentent le point d’entrée dans 14,6 % des cas.
Sans effraction : le cambriolage invisible
Un chiffre particulièrement préoccupant est qu’environ 20 % des cambriolages ne comportent aucune effraction visible : une fenêtre entrouverte, une porte non verrouillée, un garage ouvert. Le voleur entre sans rien forcer. Ce type de vol est en augmentation et pose également un problème sur le plan des assurances : sans dommages visibles à la serrure ou à la porte, de nombreuses polices ne couvrent pas la perte faute de preuve d’effraction.
À cela s’ajoutent les techniques d’ouverture silencieuse — bumping, crochetage, Topolino Decoder — qui ne laissent aucune trace visible même lorsqu’une porte fermée a été violée. Le résultat pratique est identique : une porte intacte, aucune trace, aucun remboursement d’assurance possible.
Quand ils agissent
Contrairement aux idées reçues, les cambrioleurs ne privilégient pas la nuit. 38 % des cambriolages se concentrent entre 18h et 22h — lorsque les familles sortent faire des courses ou dîner. Le jeudi et les week-ends sont les jours les plus touchés. Pas moins de 40 % des cambriolages ont lieu pendant les vacances, lorsque l’absence est prolongée.
Un chiffre à retenir : 13 % des cambriolages ont lieu en présence des propriétaires. Les voleurs profitent souvent d’un moment de distraction ou d’un autre étage du logement.
Ce qu’ils cherchent
La chambre à coucher est la pièce la plus ciblée dans 70 % des cas. Les objets les plus dérobés sont les bijoux et les montres (80 % des cas), les espèces (60 %) et les appareils électroniques tels qu’ordinateurs et téléphones (40 %). La durée moyenne d’un cambriolage est de seulement 10 minutes — le temps est le facteur déterminant aussi bien pour le cambrioleur que pour quiconque souhaite se protéger.
Le profil du cambrioleur opportuniste
Qui sont-ils réellement
La grande majorité des cambriolages est commise par des voleurs opportunistes, non par des professionnels spécialisés. Ils agissent seuls ou en binôme, sans plan précis. Ils cherchent la cible la plus facile : pas de porte blindée, pas d’alarme visible, zone déserte, signes évidents d’absence. S’ils rencontrent de la résistance, ils passent à l’objectif suivant.
Il existe aussi des bandes plus organisées qui effectuent des repérages et étudient les habitudes des résidents. Celles-ci sont minoritaires, mais elles utilisent des outils sophistiqués comme le Topolino Decoder. Elles ciblent des immeubles spécifiques — souvent des copropriétés où de nombreux appartements ont le même cylindre installé en série.
Le facteur temps
Ce que presque tous les cambrioleurs ont en commun — opportunistes et organisés — c’est leur sensibilité au temps. Chaque minute supplémentaire passée devant une porte augmente le risque d’être vu, filmé par une caméra ou surpris par quelqu’un. Un cambriolage prévu pour durer 10 minutes devient risqué si le simple accès au logement en nécessite déjà 5.
C’est le principe sur lequel repose toute la logique de la dissuasion : non pas éliminer le risque de cambriolage — ce qui est impossible — mais augmenter suffisamment le temps, la difficulté et le risque pour le cambrioleur pour que la tentative ne soit plus rentable.
La dissuasion : pourquoi ça fonctionne
Le principe de base
Un cambrioleur évalue chaque cible en termes de rapport entre risque et gain. Un logement avec une porte blindée, des caméras visibles, des barreaux aux fenêtres et un système d’alarme est une cible qui nécessite plus de temps, plus d’équipement, plus de bruit et plus d’exposition. Pour un cambrioleur opportuniste — qui cherche le logement le plus facile dans le temps le plus court — c’est simplement une cible à ignorer au profit du voisin moins protégé.
Il n’est pas nécessaire de rendre son logement impénétrable. Il suffit de le rendre plus difficile à pénétrer que les alternatives disponibles dans les environs.
Les éléments de dissuasion
Une porte blindée certifiée est le premier signal visible de résistance. Quiconque tente de la forcer doit faire du bruit, utiliser des outils lourds et y consacrer du temps. Les caméras — même seulement visibles — augmentent le risque perçu d’identification. Les barreaux aux fenêtres éliminent physiquement un point d’accès principal.
Le système compte plus que chaque élément seul
Un système d’alarme, même une simple sirène extérieure visible, ajoute un facteur de risque supplémentaire. Chacun de ces éléments réduit le risque individuellement. Combinés, ils le multiplient — car chaque obstacle augmente le temps nécessaire pour entrer et avec lui le risque cumulatif pour le cambrioleur.
Le cylindre dans le système de dissuasion
Dans ce système, le cylindre de serrure joue un rôle spécifique : il détermine le temps et les outils nécessaires pour ouvrir la porte sans clé. Un cylindre de qualité, résistant aux techniques de manipulation modernes comme le bumping, le crochetage et les outils décodeurs, n’est pas une garantie absolue — mais c’est un obstacle concret qui s’ajoute aux autres éléments du système.
Un cylindre bon marché installé sur une porte blindée certifiée est le maillon faible du système — il est plus rapide et plus simple d’attaquer le cylindre que la porte elle-même. Investir dans une bonne serrure pour négliger ensuite le cylindre est une erreur fréquente qui compromet une partie de l’investissement réalisé sur la porte.
Avec plus de 40 ans de fabrication de serrures et 20 ans de conception interne de cylindres, nous avons appris que la sécurité d’un logement ne dépend pas d’un seul composant. Serrure, cylindre, protège-cylindre et système de dissuasion global doivent être cohérents entre eux. Contactez-nous pour une évaluation de votre système de fermeture actuel.
Une note sur les assurances
Un aspect pratique souvent négligé mérite d’être signalé. Les polices d’assurance contre le vol exigent presque toujours la preuve d’une effraction — des signes visibles de dommages sur la porte ou les fenêtres. Les cambriolages sans effraction visible peuvent ne pas être couverts ou générer des contestations de la part de la compagnie d’assurance. Documenter la qualité de ses systèmes de sécurité — certifications des portes et cylindres, systèmes d’alarme, caméras — peut faire une vraie différence en cas de sinistre.
Vous souhaitez évaluer le niveau de sécurité de votre système de fermeture ? Notre équipe vous répond.
Contactez-nous →La position de POTENT
Les données sur les cambriolages en Italie sont claires : le phénomène est en croissance, les techniques évoluent et la probabilité statistique d’être touché est réelle pour tout le monde. Ce n’est pas une raison de paniquer — c’est une raison de faire des choix éclairés.
La dissuasion fonctionne. Non pas parce qu’elle rend le cambriolage impossible, mais parce qu’elle oriente le cambrioleur vers des cibles plus faciles. Un logement qui oppose de la résistance — porte blindée certifiée, cylindre de qualité, protège-cylindre adapté, caméras, alarme — est un logement qui dans la plupart des cas sera ignoré au profit du suivant. Dans le contexte du vol opportuniste, qui représente la grande majorité des cas, cela suffit.
Vous avez des questions sur la sécurité de votre logement ? Contactez-nous : nous sommes basés à Settimo Torinese et répondons volontiers par e-mail.
- 155 590 cambriolages signalés en 2024 — en hausse de 5,4 %. Le chiffre réel estimé est d’environ 240 000.
- Comment ils entrent : effraction de la porte (28,6 %), fenêtres et accès secondaires (30,7 %), sans effraction visible (20 %).
- Quand : 18h-22h, jeudi et week-ends, pendant les vacances. 13 % en présence des propriétaires.
- Le facteur temps : 10 minutes de durée moyenne. Chaque obstacle ajouté augmente le risque pour le cambrioleur.
- La dissuasion fonctionne : porte blindée, cylindre de qualité, caméras, barreaux et alarme combinés multiplient le risque pour le cambrioleur et réduisent concrètement les probabilités d’être ciblé.

